L’arrêt du tabagisme est bénéfique pour réduire le risque d’être atteint de cancer du poumon, mais le dépistage par un scanner pulmonaire est indispensable pour en réduire la mortalité.


La Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR), le syndicat des médecins pneumologues (SAR) et le Syndicat National des Radiothérapeutes Oncologues (SNRO) rappellent leur engagement pour un dépistage organisé du cancer du poumon.


Le cancer du poumon est un des cancers les plus fréquents en France et dans le monde et le plus meurtrier en France avec 33 000 morts chaque année. Jusqu’à récemment, aucun moyen diagnostic ne permettait un dépistage précoce, efficace. Son principal facteur de risque – le tabac – est bien connu, ce qui facilite la mise en évidence de sujets à haut risque. Par ailleurs, le pronostic de la maladie est étroitement lié à son stade lors du diagnostic.


Plusieurs études, en Europe et aux Etats-Unis, ont montré que le dépistage du cancer bronchopulmonaire par scanner basse dose permettait une réduction de la mortalité de 20%.


Au cours des dernières années, dans le cadre des PLFSS, la FNMR a saisi des parlementaires afin qu’ils déposent des amendements pour une expérimentation du dépistage dans une ou deux régions françaises. Ces amendements n’ont malheureusement jamais été retenus (Cf. annexes).


Prêts à s’engager pour un dépistage organisé
Le modèle de référence est celui du dépistage organisé du cancer du sein qui a été généralisé sur l’ensemble du territoire en 2004, sous l’impulsion de la FNMR, après avoir fait l’objet d’une expérimentation puis d’une généralisation progressive sur l’ensemble du territoire. 

Les représentants des organisations syndicales des médecins radiologues, pneumologues et radiothérapeutes oncologues s’unissent autour d’une
  tribune commune  pour afficher leur volonté et montrer qu’ils sont prêts, avec les pouvoirs publics, à s’engager dans cette action de santé publique et d’en étudier les modalités de mise en œuvre.


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