PROJET PROFESSIONNEL COMMUN DE L'IMAGERIE MÉDICALE

10/05/2010
Couverture brochure Assurer la prise en charge radiologique sur l'ensemble du territoire

Assurer la prise en charge radiologique sur l'ensemble du territoire
Les Médecins Radiologues s'engagent

L’imagerie médicale est au cœur de la pratique médicale moderne. La quasi totalité des séjours hospitaliers chirurgicaux et la très grande majorité des séjours de médecine donnent lieu à la réalisation d’actes d’imagerie, effectués en ville ou à l’hôpital, avant, pendant, et/ou après l’hospitalisation.

Les patients évoluent ainsi des structures privées vers l’hôpital public et vice-versa, en passant fréquemment par des équipes mixtes, mettant en commun leurs compétences pour optimiser le fonctionnement des scanners et des IRM.

Le parcours de soins des patients rend, de fait, caduque la partition historique entre les secteurs libéral et public. Les médecins radiologues, publics et libéraux, suivent ensemble les mêmes patients et utilisent parfois des équipements en commun. Dans un contexte de spécialisation croissante des médecins radiologues, la mutualisation des compétences garantit la prise en charge médicale du patient par un radiologue spécialisé, que celui-ci exerce à l’hôpital ou en ville.

Le besoin croissant d’imagerie pose, indiscutablement,des problèmes budgétaires à la collectivité. La perception de ces problèmes est réelle mais, en revanche, les réponses qui y sont apportées sont inefficaces et contribuent parfois à accroître les difficultés.

De plus en plus de centres hospitaliers sont en situation de sous-effectifs en médecins radiologues, ce qui ne permet pas une bonne prise en charge des patients hospitalisés, entraîne des déports d’activité vers la radiologie de ville et une moindre fluidité dans la prise en charge des patients. La permanence des soins est concentrée sur un faible nombre de médecins radiologues libéraux ou publics, qui exercent en clinique ou à l’hôpital (qui concentre 90 % de l’activité de l’imagerie des SAU). Le déploiement insuffisant - et parfois erratique - des équipements d’imagerie en coupe nuit à la substitution des techniques.

Face à ces problématiques, qui soulèvent des problèmes majeurs d’accès aux soins, les médecins radiologues souhaitent innover dans l’organisation des soins, en s’appuyant sur des expériences réussies de complémentarité entre les structures, pour proposer un Projet Professionnel Commun au travers des "Pôles Sectoriels d’Imagerie Médicale" (POSIM).

Pour ce faire, ils ont organisé, à un an d’intervalle (avant et après la loi HPST), deux séminaires professionnels regroupant non seulement des médecins radiologues libéraux ou salariés, mais aussi des institutionnels, économistes et personnalités qualifiées du monde de la santé. Entre les deux séminaires, plusieurs commissions spécialisées ont travaillé pour compléter les travaux des sessions plénières.

Ce Projet Professionnel Commun, objet de ce manifeste, permettra la mise en oeuvre du plan pour l’imagerie en dix mesures voulu par le Conseil professionnel de la radiologie française (G4). Partant de l’état des lieux de l’imagerie médicale en France, il tire les leçons de projets de coopération en cours qui ont été présentés dans le cadre du séminaire professionnel du 13 février dernier.