OCTOBRE ROSE : LA FONDATION MACSF AUX CÔTÉS DE LA FNMR EN FAVEUR DU DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN

24/11/2021

La Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR) et la Fondation MACSF ont noué un partenariat dans le cadre de la campagne annuelle Octobre Rose 2021 afin de soutenir et promouvoir le dépistage du cancer du sein. Retour d’expérience.

Face à la diminution régulière du taux de dépistage du cancer du sein en France, la MACSF a décidé d’agir à travers sa fondation et de soutenir la campagne annuelle de promotion du dépistage de la Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR).  Monté à 52,4% de femmes dépistées il y 9 ans, le taux de dépistage du cancer du sein est descendu à 49,4% il y a deux ans, puis 42,8% en 2020, certes dans un contexte très particulier. Or le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes : 58 000 en sont atteintes chaque année. Accessible à toutes sur simple rendez-vous auprès d’un radiologue habilité, un programme national organise les examens de dépistage tous les deux ans à partir de 50 ans, avec un deuxième avis systématique et un remboursement à 100%.

« Il faut se mobiliser en faveur du dépistage du cancer du sein. En tant que femme, médecin radiologue et présidente de la MACSF, je suis heureuse que la Fondation MACSF se soit engagée cette année à soutenir l’action de la Fédération Nationale des Médecins Radiologues au moment d’Octobre Rose.

Lorsque le diagnostic du cancer du sein est très précoce, les chances de guérison atteignent 90%. Il est important que les femmes le sachent et qu’elles bénéficient du programme de dépistage mis en place pour elles. La mammographie est aujourd’hui l’examen le plus efficace pour dépister les différentes formes du cancer du sein. Les soignantes l’ont bien compris : leur diagnostic est en moyenne fait beaucoup plus tôt que la moyenne nationale. Il faut poursuivre cet effort de sensibilisation dans lequel les radiologues ont un rôle clé à jouer auprès de l’ensemble des femmes et bien sûr, auprès des professionnelles de santé », déclare le docteur Catherine Vinikoff, présidente du groupe MACSF.

Une convention de mécénat a été signée en 2021 entre la FNMR et la Fondation MACSF au titre de ses financements d’actions de solidarité, de formation et de prévention sur des enjeux de santé publique et de santé des soignants. 

Le docteur Jean-Philippe Masson, président de la FNMR, revient sur les actions entreprises dans le cadre d’Octobre Rose.

Quelles ont été les actions mises en place par la FNMR pendant ce mois d’Octobre Rose 2021 ?

Dr Masson, président de la FNMR : "Pour la Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR), l’opération Octobre Rose est particulièrement importante. En plus de l’affichage dans tous les cabinets de radiologie et de la mobilisation des médecins radiologues libéraux partout en France, la FNMR a mis l’accent cette année sur le digital.

Nous avons lancé un site web dédié, monradiologue.fr, avec une carte de France interactive où sont indiqués tous les radiologues habilités dans le cadre du programme de dépistage organisé du cancer du sein. Nous avons aussi réalisé des vidéos de témoignages de patientes et de médecins. Et nous avons travaillé avec des influenceuses sur les réseaux sociaux autour d’un challenge digital centré sur le thème #lejourdemondepistage. L’objectif était d’inciter les femmes à se faire dépister et de porter de la manière la plus large possible, ce message de prévention. Le taux de dépistage reste en effet encore trop faible et il a nettement baissé en 2020."

Comment expliquez-vous cette baisse du taux de dépistage ?
Dr Masson, président de la FNMR : "Le confinement lié à l’épidémie de Covid-19 a eu une conséquence indéniable : le dépistage a baissé de 20% à cette période. Il y a eu ensuite un rattrapage avec une augmentation de 48% des mammographies de dépistage dans la période suivante. Mais, on ne peut exclure que certains cancers aient été détectés plus tardivement. Par exemple, le taux de cancers du sein avancés a augmenté de 80% en 2020. Il est donc primordial de rappeler l’efficacité d’une détection très tôt qui augmente considérablement les chances de guérison."  

Quelle est la tendance en 2021 ? 

Dr Masson, président de la FNMR : "En 2021, nous constatons une reprise incontestable des rendez-vous de mammographie. Il est cependant vrai que la profession de radiologue, comme d’autres spécialités médicales, rencontre un problème démographique : 150 centres d’imagerie ont fermé en 5 ans. Ce qui peut, dans certaines zones géographiques, entraîner un temps d’attente pour obtenir un rendez-vous."

Quel est le rôle des radiologues tout au long de l’année dans le dépistage organisé?

Dr Masson, président de la FNMR : "Les radiologues libéraux, habilités à participer au dépistage organisé du cancer du sein, figurent sur une liste qui est envoyée tous les deux ans aux femmes entre 50 et 74 ans avec une invitation à se faire dépister. Elles prennent rendez-vous pour une mammographie auprès du radiologue de leur choix sur la liste qui réalise l’examen et une première lecture. Un second radiologue réalise ensuite une deuxième lecture, prévue systématiquement pour toutes les femmes par le dépistage organisé, afin de consolider le diagnostic.

Les patientes peuvent aussi prendre rendez-vous en dehors du programme de dépistage organisé, c’est-à-dire sans avoir reçu d’invitation, notamment si elles n’entrent pas dans la tranche d’âge. Mais elles ne bénéficient alors pas de la deuxième lecture."

Qu’en est-il du dépistage des autres types de cancers ?

Dr Masson, président de la FNMR : "Les radiologues libéraux sont bien entendu très mobilisés pour accompagner les campagnes de dépistage adaptées aux différents types de cancer en particulier les cancers des poumons, pour lesquels l’imagerie médicale joue un rôle fondamental. Nous donnons aussi de l’information sur ces dépistages sur le site monradiologue.fr."