LETTRE INFORMATIQUE N°804 - 30/05/2020

10/06/2020

FNMR - Enquête taux de charges :

Si vous n’avez pas encore répondu, il faut le faire dès maintenant :

Lors de l'attribution d'une compensation financière par la CNAM, le taux de charges qui a été retenu pour notre spécialité, 48%, n'a rien à voir avec la réalité

Nous devons donc absolument démontrer aux tutelles quel est le véritable taux de charges pour la radiologie libérale.

Plus nous aurons de réponses, plus ce sera statistiquement représentatif pour les tutelles. 

 

Répondez dès maintenant et surtout avant le 2 juin :

 https://fnmr.app/enquete-fnmr-v2/

COVID19 - Subvention 

Nous vous rappelons (LI n° 802) que pour aider les entreprises de moins de 50 salariés et les travailleurs indépendants à prévenir la transmission du COVID-19 au travail, l’Assurance maladie/Risques professionnels propose la subvention « Prévention COVID ». 

Si vous avez investi depuis le 14 mars ou comptez investir dans des équipements de protection, bénéficiez d’une subvention allant jusqu’à 50 % de votre investissement.

Consultez sur Ameli.fr :

https://www.ameli.fr/entreprise/covid-19/une-subvention-pour-aider-les-tpe-et-pme-prevenir-le-covid-19-au-travail


COVID 19 – Conduite à tenir 

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a mis en ligne des recommandations relatives à la conduite à tenir vis-à-vis des professionnels intervenant en établissement de santé potentiellement infectés par le Sars-Cov-2. 

Ces recommandations concernent l'ensemble des professionnels intervenant dans ces établissements, qu'ils soient soignants ou non. 

Tout professionnel intervenant dans les établissements cités doit, dès lors qu’il présente des signes évocateurs du Covid-19, faire l'objet, sans délai, d'un prélèvement respiratoire à visée diagnostique.
Le HCSP précise par ailleurs la stratégie à adopter vis-à-vis des professionnels ayant été en contact avec une personne atteinte de Covid-19. 

Enfin, des recommandations concernent les professionnels identifiés comme des personnes vulnérables. Ceux qui présentent un risque de forme grave de Covid-19 et ayant eu un contact à risque d'infection doivent appliquer strictement les mesures d'hygiène et de distanciation physique, en particulier lors des pauses ou de l'utilisation des vestiaires. 

HCSP Avis 23/05/20 relatif à la conduite à tenir pour les professionnels intervenant en établissements de santé et en établissements sociaux et médico-sociaux selon leur statut vis à vis du SARS-CoV-2 

L'avis du Haut Conseil de la santé publique [PDF]


Déconfinement 

Présentation du 2ème plan de déconfinement – Edouard Philippe 28/05/20

https://fnmr.app/2eme-etape-du-plan-de-deconfinement/


Imagerie du sein traité

En 45 minutes le radiologue fait le focus sur l’imagerie du sein traité, hors implants. 

Les objectifs de la formation sont de connaitre les séquences adéquates pour réaliser un examen pertinent, rédiger un compte rendu structuré permettant une prise en charge optimale dans un centre de référence, connaître les différentes classifications cliniques et identifier les éléments importants à donner en RCP aux cliniciens.
Programme et inscription : 
https://f724.fr/catalogue/senologie/imagerie-du-sein-traite/

Tarif : 119 € 

NB : Vous êtes médecin libéral, le coût de cette formation est pris en compte dans vos charges et sera ainsi déduit de votre résultat fiscal.


COVID19 – Tests 

Le Centre national de référence (CNR) a publié la liste des 23 tests sérologiques jugés fiables. Ils permettent une détection des anticorps, et donc de savoir si le patient a été en contact avec le coronavirus.

Parmi eux, 7 tests ELISA (automatisés), réalisés par un laboratoire d’analyse et 16 tests de diagnostic rapide (TDR). 

Un arrêté prévoit la prise en charge par l’Assurance maladie et les complémentaires santé des tests prescrits.

Les tarifs remboursés (60 % assurance maladie et 40 % assurance complémentaire) seraient de 12,15 € pour les tests ELISA, et de 9,45 € pour les TDR

Dans un avis rendu mercredi dernier, la HAS s’était déclarée « favorable au remboursement des tests sérologiques à la fiabilité validée et dans les indications définie ».

arrêté de nomenclature du 27 mai


Ségur de la santé 

Lors du lancement du « Ségur pour la santé », vaste concertation destinée à améliorer les conditions de travail et la rémunération des professionnels du secteur de la santé, le 1er ministre a déclaré sa volonté pour que des changements radicaux s’imposent. Outre une revalorisation des salaires, des propositions sur l'aide à l'investissement, le management, la T2A, le numérique ou encore la coopération territoriale ont été faites.

Dans la continuité de Ma Santé 2022, il insiste sur une organisation territoriale du système de santé, associant l'hôpital, la ville et le médico-social. Le Gouvernement entend ainsi amplifier la dynamique des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) avec une couverture de l'ensemble du territoire national d'ici un an

La méthode est portée par : 

le comité Ségur national, présidé par Nicole Notat, qui est chargée de suivre la concertation et d’assurer l’avancement du processus

le groupe Ségur national, spécifique pour les questions de carrières et rémunérations.

Le calendrier est très serré : fin de la concertation fin juin, pour une élaboration d’un rapport et un rendu mi-juillet.

Manifestement il s’agit encore, et toujours d’un plan pour les hôpitaux.

Comme d’habitude, la médecine libérale, et notamment les médecins spécialistes dont nous faisons partie, sont totalement oubliés.


Avis de la Commission Européenne 

Dans ses recommandations pour 2020 et 2021, la Commission européenne fait le point sur la réaction des systèmes de santé européens face à la crise. Le document consacré à la France souligne son manque de préparation pour faire face à la pandémie et lui demande de "renforcer la résilience" de son système de santé.
L’Institution estime que le système de santé français a permis "d'obtenir de bons résultats" en matière de santé publique. Cependant, la crise du Covid-19 a souligné les "lacunes" de sa préparation en cas de déclenchement d'une pandémie. Parmi ces défaillances, les difficultés de la France à s'assurer que les personnels de santé, le matériel essentiel et les équipements de protection individuelle (EPI) soient "immédiatement disponibles". Elle constate par ailleurs que "la coordination de la réaction entre tous les segments du système de santéreste problématique.
La commission pointe également du doigt "des problèmes structurels latents". Ils sont le résultat d'un "manque d'investissement dans les infrastructures et ressources humaines", d'une "adaptation limitée dans l'organisation des services" et du besoin d'une "meilleure coordination entre les acteurs publics et privés". 
Une coopération renforcée pour la recherche et l'innovation entre les secteurs publics et privés est recommandée pour faire face à la situation actuelle et à ses conséquences.


Propositions de la Commission Européenne 

La Commission européenne propose la création d'un nouveau programme dédié à la santé, afin de d’être mieux préparé en cas de crise sanitaire. Elle préconise ainsi l’intégration du programme « EU4Health », dans le budget 2021-2027 de l'Union

Il permettrait d’investir dans « la prévention, la préparation aux crises, l'approvisionnement en médicaments et en équipements ». Les inégalités entre systèmes de soins et les maladies non transmissibles (cancer, santé mentale, maladies rares, ...) seraient également traitées dans ce cadre. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et l'Agence européenne du médicament seraient également renforcés.

L’enveloppe allouée atteindrait 9,5 Mds d’euros, alors que seulement 413 Ms sont aujourd’hui affectés à la santé dans le budget de l’UE.
Pour rappel, l’Union ne dispose pas de compétences exclusives ou partagées en matière de santé mais elle peut appuyer, coordonner ou compléter l'action des États membres.


Comité de contrôle 

La loi prorogeant l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 10 juillet a instauré un comité de contrôle et de liaison Covid-19.

Le Covid-19 faisant "l’objet de la transmission obligatoire des données individuelles à l’autorité sanitaire par les médecins et les responsables des services et laboratoires de biologie médicale publics et privés", le comité doit permettre d’associer la société civile et le Parlement aux opérations de lutte contre la propagation de l’épidémie par suivi des contacts ainsi qu’au déploiement des systèmes d’information prévus dans le cadre de la crise sanitaire.

"Ce comité est chargé, par des audits réguliers d'évaluer, grâce aux retours d'expérience des équipes sanitaires de terrain, l'apport réel des outils numériques à leur action, et de déterminer s'ils sont, ou pas, de nature à faire une différence significative dans le traitement de l'épidémie".

"Il est également chargé de vérifier tout au long de ces opérations le respect des garanties entourant le secret médical et la protection des données personnelles".

Décret 16/05/20


Nomination 

Thomas Mesnier (LREM, Charente) a été élu rapporteur général de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Il succède à Olivier Véran et devient donc le nouveau rapporteur général du PLFSS.

Urgentiste de formation, Thomas Mesnier est député depuis 2017.