JOURNÉES EUROPÉENNES DE LA PROSTATE : L’IMAGERIE MÉDICALE AU CENTRE DU DÉPISTAGE

20/09/2021

L’imagerie joue un rôle central dans la détection des cancers parmi les plus fréquents comme le cancer du sein, du poumon et celui de la prostate. Le diagnostic de ce cancer repose sur un toucher rectal, un dosage sanguin et des techniques d’imagerie médicale, dont l’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM). 

Le premier test est biologique, dosage du PSA (Antigène Spécifique de la Prostate), qui déclenche des investigations au-delà d’un certain seuil. L’évolution des techniques a propulsé l’IRM au premier plan pour la détection des cancers de la prostate, car cette technique s’avère très sensible et assez spécifique grâce aux multiples paramètres utilisables (imagerie T2, diffusion, et dynamique de la prise de contraste après injection d’un produit de contraste IRM). L’IRM apporte aujourd’hui des éléments contributifs essentiels au diagnostic du cancer de la prostate, et limite notamment le recours à la biopsie systématique. La preuve finale et la caractérisation de la lésion (agressivité) reposent sur la biopsie (un prélèvement de fragments prostatiques à différents endroits de la glande et analysé au microscope), preuve histologique toujours indispensable. 

Les avantages du dépistage du cancer de la prostate :

  • Dans 90 % des cas un taux de PSA faible signifie qu'il n'y a pas de cancer de la prostate. 
  • Un dosage de PSA élevé peut être la marque d’un cancer de la prostate en permettant de le détecter à un stade précoce, c’est-à-dire avant l’apparition d’éventuels symptômes.

Pour toute suspicion, il est recommandé d’en parler à son médecin et d’en évoquer des symptômes éventuels : troubles urinaires, présence de sang dans les urines…

Le cancer de la prostate (source INCa) :

  • 50 400 nouveaux cas en 2018 en France métropolitaine
  • Âge médian au diagnostic en 2018 : 68 ans
  • Prévalence estimée à 643 156 personnes en 2017
  • 8 100 décès en 2018, en baisse de 3,7 % par an entre 2010 et 2018
  • Âge médian au moment du décès : 83 ans
  • Survie nette standardisée sur l’âge à 5 ans : 93 % (stable) ; à 10 ans : 80 %


Pour les médecins radiologues qui souhaitent se mettre à niveau dans la discipline de la Prostate, FORCOMED l'organisme de formation des médecins spécialistes et de leurs équipes, propose deux formations par e-learning libres de calendrier, à suivre sur F724.fr  : "classifications PIRADS V2.1" et "Embolisation prostatique : état de l'art".