EDITO - REVUE N° 404 DE JUILLET 2017

07/07/2017
Edito revue LMRDF 404

La caisse nationale d’assurance maladie n’a toujours pas publié son rapport annuel Charges et produits pour l’année 2018 qui présente, habituellement, ses propositions de mesures pour l’année à venir.

Cependant son directeur général, Nicolas Revel, a déjà annoncé, lors du congrès de la FMF, qu’il proposerait à nouveau un plan pluriannuel d’économies pour les radiologues.

Le discours n’a donc pas évolué depuis le mois d’octobre dernier. L’annonce d’un plan d’économies de 15 milliards d’euros sur cinq ans pour l’assurance-maladie fait craindre le pire.

Par ailleurs, nous sommes toujours dans l’attente du résultat des recours que la Fédération, soutenue par de nombreux syndicats, a déposé contre l’article 99 et la suppression du Z.

Tous les économistes le disent, il y a d’importants gisements d’économie dans la santé sans parler de la gestion de la CNAM. Les médecins radiologues libéraux ne doivent pas être considérés comme la variable d’ajustement permanente des demandes de restrictions budgétaires imposées par le gouvernement.

Les médecins radiologues libéraux ont contribué plus que tout autre aux efforts drastiques de ces dix dernières années. Déjà, les fermetures de nombreux cabinets font apparaître les premiers déserts d’imagerie médicale. Aller plus loin dans les plans d’économies, c’est prendre le risque de dégrader l’apport de la spécialité à l’organisation des soins et à la prise en charge des patients.

La FNMR, comme l’année dernière, n’acceptera pas un plan d’économie arbitraire, comptable, ne correspondant pas à une maîtrise médicalisée.

Les médecins radiologues libéraux ont montré au mois de mars dernier leur détermination et leur unité pour défendre justement leur profession. Lors de cette action un français sur deux a été touché par notre communication.

Les médecins radiologues libéraux n’hésiteront pas à se tourner, à nouveau, vers la population, qui est la première concernée, pour lui faire connaître l’acharnement des tutelles à saborder une spécialité médicale structurante pour la santé, au service des patients.

Si l’été s’annonce caniculaire, la rentrée risque d’être très chaude.


Docteur Jean-Philippe MASSON

Président de la FNMR