EDITO - REVUE N° 401 D'AVRIL 2017

19/04/2017
Couverture LMRDF 401

Un malaise général

Le 23 avril la suppression du Z a été mise en application.

Cette mesure, rappelons-le, pénalise les capacités d’investissement des structures de radiologie et par conséquence entraine une perte de chance pour nos patients. Certains centres d’imagerie, déjà en difficulté par les baisses répétées des dernières années, seront encore plus fragilisés, au point d’être menacés de fermeture.

Comment peut-on à la fois déplorer la désertification médicale et tout faire pour qu’elle se développe. Les fermetures de cabinet, qui ont commencé il y a sept ans (plus de 100 centres ont fermé), s’accentuent depuis quelques mois et les informations émanant des responsables de la Fédération prévoient de nouvelles disparitions de cabinets pour les mois qui viennent.

Quelle hypocrisie des tutelles, dans ces conditions, qui demandent toujours d’améliorer la participation au dépistage du cancer du sein et le parcours des soins pour nos patients.

Cette mesure est aussi une attaque directe, méprisante, contre notre spécialité en supprimant la lettre Z qui a toujours reflété notre spécificité et les charges supportées par la spécialité. La FNMR et tous les syndicats qui nous soutiennent vont, comme pour les forfaits techniques, engager tous les recours juridiques possibles pour attaquer cette décision.

La mise en place d'une radiologie « low cost » se retrouve aussi dans les mesures proposées pour réformer le 3ème cycle des études médicales. La FNMR soutient pleinement les internes dans leur mouvement de grève illimitée pour combattre cette volonté d’atteinte à la qualité de leur formation.

Les ruptures de stock de médicaments, de vaccins et, pour nous, notamment d’Altim, pénalisent nos patients. Depuis plus de deux mois certaines infiltrations sont donc impossibles. Là encore, les tutelles laissent faire : serait-ce pour faire des économies supplémentaires ? Ce mépris envers les patients est inacceptable.

Les médecins radiologues de France se sont engagés dans un combat juste.
Nous n’aurons des chances de le gagner que grâce à notre unité et notre détermination.


Dr Jean-Philippe MASSON
Président de la FNMR